Le 12 décembre au lycée agricole de La Saussaye

L’association Eau Secours 28, soutenue par le WWF-France, a engagé une campagne de sensibilisation et de mobilisation des acteurs dans le département de l’Eure-et-Loir autour de la protection des ressources en eau et de l’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.

Cette campagne s’est traduite concrètement par la tenue de réunions publiques dans tout le département entre avril et octobre 2011 (à Champhol, Fresnay-l’Évêque, Châtillon-en-Dunois et Châteauneuf-en-Thymerais), des contacts avec la société civile et l’information des médias. Elle a suscité des réactions contrastées voire hostiles, notamment auprès des secteurs les plus durs de la profession agricole.

Dans un premier temps, les pouvoirs publics ont privilégié l’interconnexion des services d’eau. Les captages les plus pollués doivent être abandonnés au profit de ressources qui ne dépassent pas encore les taux autorisés de nitrates et de pesticides. Cela représente un coût évalué entre 100 et 150 millions d’euros sur dix ans pour le seul département d’Eure-et-Loir.

Dans un second temps, les pouvoirs publics ambitionnent de préparer un plan de protection des bassins de protection des captages, qui demanderait pour être mené à bien de s’étendre sur 20% de la Surface Agricole Utile (SAU) du département, ce qui est considérable.

En conséquence, il apparaît clairement que c’est l’ensemble de la société civile qui doit être mobilisée pour soutenir des décisions qui remettent en cause les fondamentaux du modèle agricole productiviste dominant, qui pose aujourd’hui un problème environnemental et sanitaire de grande ampleur en Eure-et-Loir.

Ce pourquoi nous organisons une réunion de restitution qui aura lieu dans l’amphithéâtre du lycée de La Saussaye, sur la commune de Sours, le 12 décembre 2011 de 20 à 22 heures. Et Eau Secours 28 consacrera l’an 2012 à une vaste réflexion sur la programmation de solutions alternatives.

Comptant sur votre participation. Bien à vous.

Marc Laimé, président d’Eau Secours 28

Feu nucléaire

C’est reparti mon Kiki ! La perspective des élections présidentielles et législatives du printemps 2012 suscite en Eure-et-Loir un regain d’activités souterraines, de complots en tous genres, de luttes fratricides mortelles. La Piquouse adore…, et elle ne peut pas résister à vous livrer la synthèse des derniers événements.

1ère circonscription (Chartres) : vous savez le caca nerveux de Françoise Vallet qui vient de claquer fort la porte du PS… La dame n’a cependant pas l’intention de prendre sa retraite politique. Certaines personnes parient sur son prochain ralliement au MoDem d’Éric Chevée, d’autres annoncent son recrutement par le Parti radical de Gauche. Avec un mot d’ordre : “Tout sauf Lebon”…

2ème circonscription (Dreux) : les jeux sont faits à droite : Olivier Marleix, devenu l’homme fort du conseil général, sera le candidat de l’UMP pour briguer la succession de Gérard Hamel. À gauche, Marie-Madeleine Mialot, vice-présidente au conseil régional, se sent pousser des ailes. Elle pourrait rapidement écraser les ambitions des seconds couteaux socialistes.

3ème circonscription (Nogent-le-Rotrou) : avec la 1ère circonscription, elle promet de la sueur, du sang et des larmes. Rendez-vous compte que le maire-conseiller régional socialiste de Mainvilliers Jean-Jacques Chatel et le maire-conseiller général socialiste de Lèves Nicolas André sont candidats à la candidature PS. Sans doute ont-ils encore du temps libre à consacrer aux électeurs et des fins de mois difficiles… En tout cas, ils sont disposés l’un et l’autre à déclencher la guerre nucléaire si jamais Harold Huwart, patron du PRG 28, se présente dans le fief de Papa et de Grand-Papa. Les deux élus socialistes essaient d’échafauder un plan B : convaincre Huwart III d’aller tenter sa chance contre Gorges dans la 1ère circonscription (et donc contre Lebon…). En cas de victoire de Hollande à la présidentielle, “HH” hériterait sûrement d’un poste ministériel. Une victoire législative en sus de ce dernier assurerait à son suppléant une place à l’Assemblée nationale…

4ème circonscription (Châteaudun) : pour le PS, la circonscription est ingagnable (Serge Fauve, maire-conseiller général de Marboué, n’aurait pas la carrure), ce pourquoi il a refilé la patate chaude à EELV… En face, Philippe Vigier tente de persuader Hervé Morin, son chef de file au Nouveau Centre, de ne pas se présenter à la présidentielle. Sinon, Vigier craint qu’on lui mette un UMP dans les pattes. Il a raison d’avoir peur…

À suivre.

Sous l’aisselle de Bairute (58)

Chapitre 58. La curée à confesse

Amie lectrice, vous connaissez le coup de la pomme de Newton ? Mais si, souvenez-vous, avec la coccinelle dans Marcel Gotlib ! C’est beau la culture… Quant à vous, ami lecteur, débrouillez-vous pour suivre. Je résume pour les cancres : en gros, plus tu tombes de haut, plus t’as bobo, et plus tu ressembles à une bouse de vache diarrhéique. Ça, c’est à votre portée, non ? Faut quand même pas sortir du lycée Mike-Brant de Villejuif ni du CFA Zinédine-Zidane de Fos-sur-Mer pour comprendre !

Autant dire que pour l’ex-maire de Bairute, la gamelle fut dure. Il s’en prit plein lag. Je vous renvoie une seconde fois à la BD de Claire Bretécher (déjà citée au chapitre 43) : Les aventures d’Agrippine : «s’en prendre plein lag» pour plein la gueule. Ah, ces jeunes et pseudos jeunes fainéants qui poussent le bouchon jusqu’à économiser même les mots ! Sitôt connue la nouvelle de sa destitution par le préfet, son camp entreprit de le lâcher dans le vide. On oublia de le saluer, de l’inviter, on fit semblant de ne plus le voir. On ne l’appela plus, on le fuyait comme s’il était porteur de la peste. On invoquait une urgence, les gosses à l’école, la grand-mère au plus mal, un sanglier sur le feu… Parfois, on ne prenait même pas la peine de fournir la moindre explication.

On le fuit aussi bien discrètement sur la pointe des pieds, par dérobade, qu’à toutes jambes, ventre à terre, prêts à battre des records olympiques. On le fuit avec d’autant plus de conviction que les mêmes lui avaient fait des ronds de guiboles et se battaient presque pour obtenir une faveur, pour mendier un simple regard, du temps de sa toute puissance. Ah, quelle odeur fétide l’âme est capable de dégager !… Si vous saviez, lectrice aimée, vous qui pouvez reposer votre chevelure rousse sur mon épaule protectrice, jusqu’à quelle profondeur je suis capable de sonder sa noirceur. Même vous, chère autre amie blonde, je suis sûr que vous avez déjà dû subir la médiocrité du mâle au petit matin, rentrant la queue entre les jambes et les godasses à la main, de peur de vous réveiller ou de prendre un coup de rouleau à pâtisserie avec lequel justement vous l’attendez derrière cette porte qui s’entrouvre si doucement…

La lâcheté des hommes est pratiquement sans limite. C’est celle qui permet de sortir son portefeuille pour aider une désorganisation internationale à ne pas reconstruire trop vite – sinon la trésorerie de la dite organisation – une contrée dévastée par un tsunami, dans un coin du monde où vous n’aurez jamais les moyens d’aller bronzer (ça fait rien, je vous enverrai des cartes postales…) et qui fait que vous détournez le regard si l’on vous tend la main dans le métro, ou que vous vous bouchez les oreilles si les voisins collent des torgnoles à leurs mioches, en vous disant qu’après tout c’est leur problème : vous ne voulez pas d’ennuis avec la police…

L’ex-maire continuait à sombrer dans de sombres pensées, aussi obscures qu’au fond du trou du cul d’une oie gavée. C’est une image, je n’ai personnellement pas vérifié… Il eut l’occasion de «titaniquer» encore davantage lorsqu’il apprit par la bande que son ancienne conseillère juridique en magouilles recrutée six mois plus tôt pour endiguer les investigations judiciaires et allumer des contre-feux avait pris la tangente à mille milles de Bairute en prenant soin d’emporter avec elle des dossiers ultra sensibles et confidentiels, comme armes d’un chantage futur…

L’ex-roi de Bairute avait l’impression que s’ouvrait devant lui une avenue de chausse-trapes, de pièges, de terrains minés ou chacun de ses anciens barons et vassaux l’attendait avec un fusil, comme au ball-trap, avec pas même une motte de terre pour se planquer. On ne le guettait pas au tournant, non, mais en pleine ligne droite, avec la vue dégagée sur 500 mètres : la totale quoi !

À suivre.