« Qu’il était sanglant mon Parti socialiste… » (presque fin)

L’accueil des gens du voyage à Lucé

Après la réédition des cinq billets de l’été 2008 sur le PS chartrain, la Piquouse se devait de rédiger un (presque) ultime article pour actualiser la situation.

C’était écrit d’avance. En septembre 2008, lors de la législative partielle dans la première circonscription d’Eure-et-Loir, David Lebon est donc battu de cinq centaines de voix par Jean-Pierre Gorges. La brouille mortelle avec Georges Lemoine (15% des voix au premier tour) est la cause principale de son échec. Et Lemoine jubile : il tient sa revanche de la cantonale de Chartres Sud-Est en mars 2008.

Malgré tout, David Lebon est persuadé que l’avenir lui appartient, que son poste de directeur de cabinet-adjoint de Martine Aubry au siège du Parti socialiste, rue de Solferino à Paris, est son assurance-vie en Beauce. « Ce qui fait que les gens votent pour moi, c’est que je m’inscris dans un courant d’idées, dans un parti« , déclare le jeune apparatchik.

Il est un fait qu’à la mi-septembre 2008, Lebon a fait d’excellents scores dans les espaces péri-urbains, grâce au poing et à la rose. En revanche, là où les gens le connaissent vraiment, à Chartres intra muros, ses résultats ont été médiocres. Gorges a gagné là-dessus, sur le champ de ruines du PS chartrain.

Qu’importe, martèle l’ambitieux Lebon dans le courant de 2009, le champ est libre, le ménage est fait : la concurrence en interne (Bernard Farion et Françoise Vallet) est définitivement hors-jeu. Vallet n’a-t-elle pas été touchée par une deuxième sanction d’inéligibilité (à cause des municipales) après celle des législatives ?

Maintenant, il s’agit de jouer finement. En priorité, trouver des boucs émissaires afin de reporter sur les autres la responsabilité de l’incurie socialiste chartraine. Patrick Dubourg, secrétaire fédéral (démissionnaire à la mi-2010) est la cible parfaite. On l’accuse de faiblesse. Pas question de réclamer son fauteuil, la position est trop exposée. Il suffira de mettre à la place un homme de paille…

Jouer finement, ce n’est pas simple. Surtout que la nature a horreur du vide… Arrive Marie-Madeleine Mialot en provenance d’Orléans et du conseil régional. La dame a de la bouteille politique, elle aime tout le monde (du moins en apparence) et elle possède un incontestable talent de communicante, sans parler de ses compétences administratives. Après avoir sillonné le 28 en solo et de fond en comble fin 2009 début 2010, elle a réussi à imposer sa patte au bout de la campagne pour les élections régionales. Le président François Bonneau peut être content de son coup.

Ainsi, à la place de Lebon, qui se fait fusiller tous les mois en conseil municipal de Chartres à cause de sa non-maîtrise des dossiers, la Piquouse se ferait du souci.

(presque) FIN.

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