Qui sera le nouveau patron du PS d’Eure-et-Loir ?

Les militants socialistes d’Eure-et-Loir désigneront leur nouveau secrétaire fédéral après la mi-septembre. En mai dernier, le Nogentais (percheron) Patrick Dubourg a démissionné, lassé par les critiques intestines.

Dans la longue liste des reproches, on pointe le fait qu’il n’aurait pas su inverser la spirale des échecs électoraux au plan départemental, faire preuve d’autorité pour étouffer les rivalités de personnes, et trouver l’énergie pour arrêter l’hémorragie des troupes.

En somme, Dubourg aurait été une sorte de Raymond Domenech local. Ce pourquoi, aujourd’hui, le parti aspire à trouver enfin son Laurent Blanc.

La Piquouse vous propose une revue d’effectifs.

Parmi les caciques, Jacky Jaulneau (patron de l’opposition au conseil général) et Jean-Jacques Chatel (patron de l’opposition à l’agglo chartraine) tiennent la corde. Surtout le dernier cité. Mais comment un cumulard (maire-conseiller régional-conseiller communautaire) pourrait-il dégager suffisamment de temps pour piloter vraiment la fédération, sans le pilote automatique ? En plus, Chatel est pour le contournement de l’agglo chartraine par l’est dans le projet d’A154, pour l’épandage des boues d’Achères sur le canton de Mainvilliers… Autant de sujets qui fâchent.

Valentino Gambuto ? Trop empêtré dans les querelles de clocher drouaises. Alain Fillon ? Trop isolé au nord de Dreux. Même remarque pour Serge Fauve du côté de Châteaudun. Nicolas André, maire-conseiller général-conseiller communautaire de Lèves ? Trop hautain et sectaire.

David Lebon ? Le protégé de Martine Aubry en rêve, mais le poste est trop exposé, et « le petit gars de la Madeleine » a besoin de polir son image à l’écart du front. Françoise Vallet, sa désormais meilleure ennemie socialiste ? Le souvenir des déboires de 2008 est encore trop présent.

Marie-Madeleine Mialot ? Sûr que la vice-présidente du conseil régional a été sollicitée, notamment par les Dubourg, Annie et Patrick, mais sûr aussi qu’elle restera hors du coup, tant le retour de manivelle pourrait se révéler violent.

A moins qu’un second couteau… C’est peut-être la solution qui sera retenue dans moins d’un mois. Un second couteau à la barre pour apaiser les tensions, pour cicatriser les plaies béantes. Noël Billard, l’actuel intérimaire à la tête du PS eurélien, ne fait pas de bruit. Il écoute, il est disponible, il est civil… Billard ? Pourquoi pas ?

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